BUKAVU : La société civile dénonce  l’évasion fiscale sur la mesure de peinture et numérotation des taxis

A trois mois de l’exécution de la mesure du maire de la ville de Bukavu portant peinture des véhicules de transport en commun par la bande du drapeau de la république et d’une nouvelle numérotation, l’association des propriétaires des véhicules affectés au transport en commun (APVCO) se dit ne pas être prête à se courber sur cette mesure en payant la somme de 70 dollars  américains exigés par Bilubi Ulengabo MESCHAC, Maire de la ville de Bukavu. Cette déclaration a été faite en début du weekend après la sortie d’un tête-à-tête que cette structure des chauffeurs a eu avec l’hôtel de ville. TOAMI SIMBA, président de cette structure déplore de voir comment le maire de la ville campe sur la décision de faire payer aux taximan 70 dollars américains au lieu de 20 ou 25$ qui est le coût réel de cette action.

N’étant pas satisfait des explications de la mairie, la délégation des propriétaires des véhicules conduit par le président TOA MISIMBA, s’est dirigée  immédiatement vers leurs élus à l’assemblée provinciale où elle a été reçue  par le député provincial Songa Biemba YAYA.

« Logiquement nous avons trouvé que c’est trop et c’est encore trop cher parce que nous savons très bien que la peinture coûte 20 dollars et la numérotation  5 dollars alors que la mairie est entrain d’exiger 70 dollars  aux taximan; c’est la raison de notre visite  mais le numéro un de la ville ne cesse de nous dire que c’est impossible parce que tout simplement les autres ont commencé à payer sans problème. Nous acceptons de payer les taxes exigées et légales» rétorque monsieur Toa MISIMBA.

La décision de la peinture et numérotation qui, visiblement semble être bien suivis par bon nombre des propriétaires des véhicules à Bukavu reste une entorse pour le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu dénonçant par ce fait  l’évasion fiscale et détournement de fond public au profit des autorités. Christian Bazibuhe ZIHINDULA, rapporteur du bureau de coordination de la société civile ne trouve pas une bonne justification sur les deux quittances : peinture et numérotation, livrées aux garages qui s’en chargent. La société civile dénonce par la suite la complicité de l’association des chauffeurs du Congo ACCO qui se contente d’une partie de la bette bien conservée dans une gibecière voilée au détriment des chauffeurs et autres citoyens qui doivent bénéficier de la caisse publique. Comme l’APVCO, le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu exige que la mairie rembourse la somme excédante au montant perçu pour la peinture et numérotation des véhicules de transport en commun afin que le droit et la transparence règnent  dans la gouvernance urbaine.

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