Sud-Kivu : Namur Katintima plaide la cause des personnes vivant avec handicap

Selon la nouvelle réglementation de trafics des produits à la frontière, la farine venant du Rwanda doit passer à l’entrepôt avant toute commercialisation dans la ville de Bukavu et dans les territoires de la province du Sud Kivu. Les personnes vivant avec handicap réunies dans l’association Tupendane et exerçant le déplacement de la farine à la frontière Ruzizi 1er entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo demandent au directeur de la Direction Générale de Douane et Assise, DGDA de surseoir cette mesure.

Cette déclaration est de Namur MIHIGO KATINTIMA rapporteur de l’association Tupendane. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un reporter de Radio Star le mercredi 24 octobre 2018.
Selon ce notable de la province et cadre de l’Union pour la Nation Congolaise, les personnes vivant avec handicap œuvrant à la frontière ne vivent que de cette activité. Leurs enfants étudient grâce à cela et leurs permettent à accéder aux soins de santé.

« Etant donné que les receveurs de la douane y sont présents, qui pour les services frontaliers doivent évaluer la quantité de la farine qui traverse et pour faciliter le commerce transfrontalier, il est temps que ces agents comprennent que les familles de ces personnes vivants avec handicap survivent grâce à cette pratique ; vu qu’elles n’ont pas d’autres possibilités de survivre au delà d’assurer le transport et le déplacement de certains produits moyennant leurs vélo tricycle et charrois » ; fait savoir Namur Mihigo Katintima.

Ce dernier ajoute qu’étant donné que la quantité de la farine transportée par ces handicapés est très minime, il pense qu’il ne pas opportun pour la farine, qui une fois déplacée jusqu’à l’entrepôt, la façon de la conserver peut facilement trouver une moisissure. Il justifie cela à cause de la durée que doit prendre le processus de son dédouanement. La quantité étant moins considérable, les inspecteurs, les comptables, receveurs ou les pointeurs œuvrant à l’entrepôt auront tendance à s’occuper beaucoup plus des biens et produits de hautes facture en Provence de la chine et d’ailleurs, laissant la farine entrain de moisir avec les risques de toxicité qui puisse en découler et sera ainsi nuisible à la santé humaine.

Namur Katintima trouve que cette mesure est une façon de vouloir bloquer l’entrée de cette farine en province alors qu’elle nourrit des milliers de population de Bukavu et des territoires. Pour lui, la quantité de la farine en provenance du Nord-Kivu ne répond pas aux besoins de la population. Sur ce, Namur plaide pour que cette mesure soit revue et que les services habilités exercent leur tâches avec professionnalisme.

Notre source déplore la multiplicité des services dits de l’Etat qui perçoivent illégalement certaines taxes et rappelle que seuls le service de la DGDA, de l’OCC, le SCAV et celui de la DGM restent légalement établis pour œuvrer à la frontière.

Pascal NGABOYEKA

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