Sud-Kivu : le paludisme reste le premier motif de morbidité et d’hospitalisation

La Division provinciale de la santé au Sud-Kivu, vient de présenter, un état des lieux de prévalence du paludisme dans la province.

Selon le docteur Claude Bahizire, communicateur au sein de  cette institution, en 2018, plus d’un million des cas ont été notifiés. Parmi ces cas, 580 mille soit 47% concernent les enfants de moins de 5 ans.

Quant aux zones de santé les plus touchées par cette maladie, le docteur Bahizire  aligne ; Fizi, Baraka et Uvira.

Pour sa part, Médecins sans frontière, MSF  renseigne qu’en 2018, les structures de santé du Sud-Kivu soutenues par MSF ont traité plus de 405.325 patients malades du paludisme.

Au cours de la même année, dans cadre  du projet Baraka, dans la zone de santé de Fizi, plus de 9.606 patients ont été hospitalisés avec un paludisme confirmé. Plus récemment, entre janvier et mars 2019, 1.607 patients de moins de cinq ans ont été hospitalisés pour paludisme, dont 875 patients de plus de cinq ans.

Toujours à Baraka, MSF soutient  l’hôpital général de Baraka et, de novembre 2018  à avril 2019, l’organisation a monté une structure de santé pour désengorger la pédiatrie des jeunes patients atteints de paludisme. Pendant cette même période, cette structure médicale d’urgence, « les 100 lits », a reçu plus de 5 492 patients.

Cette organisation humanitaire indique que le paludisme est la principale cause de morbidité dans les projets de Médecins Sans Frontières au Sud-Kivu et il constitue un fardeau énorme pour ses populations.

Thierry M. RUKATA

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