Burundi : Le CECOB annonce la suspension de toutes les activités académiques au Burundi dès ce lundi 23 septembre

Le collectif des étudiants congolais au Burundi CECOB en sigle suspend toutes les activités académiques dans toutes les universités et instituts supérieurs sur toute l’étendue du territoire national Burundais à partir de ce lundi 23 septembre 2019, jusqu’à nouvel ordre.

Cela est contenu dans un communiqué rendu public ce dimanche 22 septembre et signé par le président dudit collectif Vital CIRHUZA.

Le CECOB motive sa décision par la situation sécuritaire critique des étudiants congolais régulièrement inscrits dans diverses institutions et universités du Burundi. Il note dans ce communiqué, que les étudiants congolais résidents dans le pays de Nkurunziza sont actuellement victimes des arrestations de masse  liées aux documents migratoires en leur possession lors des perquisitions organisées par les éléments de la police nationale burundaise.

« Fustigeant la séquestration et les arrestations dont non frères ont été victimes et ayant compris que la place d’un étudiant c’est à l’auditoire et non dans une prison, nous organisons une grève qui commence à partir de lundi 23 septembre 2019 jusqu’à nouvel ordre pour exprimer notre frustration face à la situation qui sévit actuellement au Burundi et dont nous, étudiants congolais sommes les principales victimes ». Ecrit pour sa part Victoire NYAKALUNDI président de la communauté des étudiants de l’université Espoir d’Afrique (CECUEAB), l’une des grandes universités qui reçoit un grand nombre d’étudiants congolais au Burundi dans un autre communiqué.

Signalons qu’en seulement une semaine 90 cas d’arrestations des étudiants congolais ont été enregistrés pour le même problème. Ainsi le CECOB appelle les autorités politiques congolaises à une collaboration avec celles  du Burundi pour une solution idoine et urgente à ce problème.

Notons que le Président de la République du Burundi Pierre Nkurunziza a appelé les autorités compétentes à recenser tous les étudiants étrangers irréguliers pour les faire retourner dans leurs pays d’origine, car pour lui, l’établissement des personnes irrégulières au Burundi est l’une des causes de l’insécurité dans son pays. La présidence du Burundi à travers le porte-parole du Président cité par le site de la radio burundaise Isanganiro ajoute qu’il a été demandé aux responsables des prisons de saisir tous les téléphones mobiles dans les mains des détenus.

Pascal D. NGABOYEKA

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