Sud-Kivu : Le CICR se félicite du travail accompli dans la prise en charge psychologique des victimes dans les zones en conflits.

Dans une conférence de presse tenue à Bukavu ce jeudi 10 octobre 2019 à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la santé mentale, le comité international de la croix rouge au Sud Kivu et Maniema est revenu sur quelques réalisations accomplies depuis le début de l’année 2019 dans le domaine de la santé mentale.

D’après le chef de sous-délégation du CICR au SUD Kivu et au Maniema Serge Zogg, la célébration de cette journée est une occasion pour le CICR de mettre à nue la problématique qui du reste est préoccupante et souvent ignorée que sont les troubles mentaux qui sont liés aux faits de guerre et situation de violence.

Il indique qu’au-delà de nombreuses activités visibles et connues que réalise le CICR sur terrain, cette organisation humanitaire s’occupe également de panser les blessures psychologiques, qui affectent de nombreuses personnes dans des situations de guerre ou de violence, ce travail qui malheureusement est peu connu de l’opinion.

« Les problèmes de santé mentale suscités par des situations de conflit ont trop longtemps été relégués au second plan. Pourtant, plus de 20% des personnes vivant dans des régions en proie à un conflit sont atteintes de troubles mentaux plus au moins sévères, cela peut aller d’une anxiété légère en passant par la dépression, au trouble de stress post-traumatique », fait savoir serge Zogg.

Le chef de sous-délégation du CICR au Sud Kivu et au Maniema précise qu’en ce qui concerne la santé mentale en communauté, le CICR a, jusque-là formé environ 40 Agents Psychosociaux APS, 60 mobilisateurs communautaires, réhabilité 13 maisons d’écoute au Sud Kivu etc.

Quant à ce qui concerne le support psychosocial aux blessés de guerre et aux personnes amputées, Zogg note qu’entre janvier et juin 2019, 995 personnes victimes de violences, dont 641 Victimes de violences sexuelles, ont reçu un soutien psychologique du comité international de la croix rouge dans les maisons d’écoute au Sud Kivu.

Serge Zogg indique cependant que le CICR comme plusieurs autres organisations humanitaires active dans le domaine continue de se heurter aux multiples défis et n’arrive pas à atteindre toutes les personnes ayant souffert de violence, d’où cet appel à l’Etat congolais et aux humanitaires de faire de la santé mentale et du soutien psychosocial une priorité.

Pascal D. NGABOYEKA 

 

 

 

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