Sud Kivu : Les enseignants des écoles conventionnées reprennent les activités scolaires lundi 7 octobre prochain

Les enseignants des écoles conventionnées catholiques et protestantes de la province du Sud Kivu viennent d’opter pour la reprise des cours dans leurs écoles respectives à partir du Lundi 7 octobre prochain.

Cette décision ressort de l’assemblée générale extraordinaire des enseignants tenue ce mercredi 2 octobre 2019, à l’école primaire Matendo de Bukavu.

A cet effet, le secrétaire provincial du syndicat national des écoles conventionnées catholiques Jacques Cirimwami, salue l’union qui a caractérisé les enseignants du Sud Kivu pendant ces jours de grève, et indique qu’il était important que tous les enseignants s’inscrivent sur la voie des négociations avec leur patron qui est l’Etat Congolais. Il encourage les autorités provinciales qui ont amorcé des échanges avec la synergie des enseignants de la province aux fins de trouver des solutions idoines à leurs revendications.

« Ce que nous avions apprécié dans cette démarche, ce que l’autorité a compris que tout ce que réclame l’enseignant, ce n’est pas la prime, comme les disent certains médias et sur les réseaux sociaux, l’enseignant réclame d’être   aussi considéré », indique Cirimwami.

Après avoir restitué aux enseignants les conclusions assorties des échanges avec les autorités provinciales, « nous venons d’opter pour la rentrée scolaire le lundi prochain », explique Jacques Cirimwami. Celui-ci renseigne que l’inspecteur général de l’EPSP et les autorités du Sud Kivu ont renseigné qu’une commission a été constituée pour travailler dès ce vendredi 4 octobre en province du Sud Kivu, sur les questions de divergence entre enseignants et l’Etat Congolais. Ce sont notamment la problématique des enseignants nouvelles unités et les non payés, les zones salariales, les agents d’appoint etc.

Par ailleurs, les enseignants du Sud Kivu, donnent à l’Etat un ultimatum de deux semaines à dater de lundi prochain, jour de la reprise des cours pour répondre à leur cahier de charges comme convenu dans les accords signés à Bibwa.

« Nous allons travailler, mais si dans deux semaines l’histoire de zones salariales, des N.U et N.P ne disparait pas, nous allons radicaliser la grève vu qu’on aura déjà manifesté la bonne foi et la bonne volonté de négocier avec le gouvernement », conclut le secrétaire du SYNECATH en province Jacques Cirirmwami.

Pascal D. NGABOYEKA

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