Sud-Kivu : Le ministre de transport appelle les armateurs à payer le permis de sortir au prix fixé par l’arrêté du 11décembre 2019

Au cours d’un entretien avec la rédaction de radio Star, le ministre en charge du transport et voies de communication dans la province du Sud-Kivu, a appelé tous les armateurs à s’acquitter de leur devoir civique, celui de payer le permis de sortir à 50$, tel que fixé par l’arrêté interministériel numéro 0023 du 11 décembre 2019, signé conjointement par le ministre national de transport et celui de finance.

Claude Swedy Basila répondait ainsi à la correspondance des armateurs exerçants sur le lac Kivu du 27 janvier dernier, qui menaçaient d’entrer en grève si le gouvernement ne prenait pas en compte leur revendication.

Le ministre indique qu’une délégation dépêchée par le ministre national de transport, travaille sur cette question ici en province depuis quelques jours.

Claude Swedy précise qu’il s’agit d’une taxe du trésor public instaurer par le gouvernement central. Sur ce, il appelle tous les assujettis à cette dernière qui sont les armateurs à s’acquitter d’abord de celle-ci en attendant l’issu des pourparlers qui sont en cours.

« Cette taxe doit rester comme telle, mais il y a des pourparlers entre le ministère de transport et les armateurs. Mais en attendant l’aboutissement de ces pourparlers, il revient aux armateurs de s’acquitter d’abord, parce que c’est un devoir citoyen », indique-t-il.

Rappelons que l’association des armateurs du Lac Kivu ASSALAK a, dans une correspondance datant du 27 janvier 2020, demandé au gouvernement congolais de ramener à 10$ le prix du permis de sortir, dénonçant le fait que celui-ci se faisait déjà payer à 50 $, à leur grande surprise.

En ce qui concerne la perception illégale des taxes dans les ports de Bukavu, dénoncée par les mêmes armateurs, Claude Swedy appelle les armateurs à ne point payer ces taxes car n’étant pas reprises dans la nomenclature de l’ordonnance du président de la République.

Il rappelle que seuls quatre services doivent œuvrer à différents points d’entrée de la province, et que les contrevenants subiront la rigueur de la loi. Claude Swedy Basila rappelle la détermination du gouvernement provincial à mettre fin à toutes les tracasseries portuaires, aéroportuaires et frontalières.

Pour lui, un armateur avisé ne peut pas payer une taxe sans quittances, dans le cas contraire cela serait un moyen d’encourager ceux-là qui les perçoivent.

Le nombre de services qui doivent œuvrer dans différents points d’entrée sont :
La Direction générale des douanes et accises (DGDA)
– L’office congolais de contrôle (OCC)
– La Direction générale des migrations
– L’hygiène aux frontières.

Pascal D. NGABOYEKA

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