“Faire travailler un enfant contrairement à la loi établie par le gouvernement c’est le rendre esclave”(CROFEM).

Le monde célèbre le 16 avril de chaque année la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, une occasion de réfléchir sur le respect des droits des enfants au niveau mondial. 

A cette occasion, le coordonnateur du Centre de récupération des orphelins et femmes victimes des guerres(CROFEM), Pasteur Jérémie Barhankabaga Ciza trouve que la maltraitance des enfants continue de s’observer dans la province du Sud-Kivu sous diverses formes. Des enfants sont exposés aux lourds travaux en violation, de leurs droits, garantis par la constitution du pays.

Pasteur Jérémie souligne que plusieurs enfants continuent à être utilisés dans des travaux malgré leur âge et contrairement aux lois mises en place pour leur protection.

Barhankabaga Ciza appelle le gouvernement congolais à s’impliquer complètement pour traquer toute personne ou organisation visant à violer les droits de l’enfant.

Rappelons que la journée de lutte contre l’esclavage des enfants a été instituée en 1995 après la mort d’un jeune pakistanais de 12 ans qui avait tenté de dénoncer le mauvais traitement subi depuis qu’il avait été vendu pour rembourser une dette familiale.

Les enfants, affirme-t-il, représenteraient plus de 10% du potentiel de la main-d’oeuvre mondiale.

L’esclavage des enfants est devenu un instrument de guerre commerciale planétaire qui voit arriver dans nos linéaires ; habillement, chaussures de sports et autres objets manufacturés.

Certaines grosses entreprises, diffusant des marques connues dans le monde entier, exploitent des jeunes filles et garçons dans des pays les plus pauvres. Les enfants constituent ainsi le groupe de travail le plus vulnérable et le moins protégé.

Fort heureusement, d’autres entreprises s’engagent aussi dans des combats éthiques pour tenter d’éradiquer ce fléau.

Don Patrick MAKIRO

Abonnez-vous pour ne plus jamais rater nos prochaines publications.

Les commentaires sont fermés.