Sud-Kivu : Les forces vives de Bunyakiri s’opposent et qualifient de « machiavélique » la démarche de Marie Migani, nommant les comités transitoires à Kalehe et Bunyakiri

Les composantes de différentes structures citoyennes membres de la société civile forces vives de Bunyakiri dans le territoire de Kalehe, rejettent, en bloc, la lettre de nomination de membres des comités transitoires à Kalehe et Bunyakiri, par la présidente intérimaire du bureau de coordination de la société civile du Sud Kivu, Mme Marie Migani.

Dans une déclaration lui adressée, ces acteurs qualifient de « machiavélique » cette démarche, qui selon eux, a été prise individuellement par son auteur, et cela en violation de la charte de la société civile révisée en 2017 en ses articles 1X, 17, et 18.

« Votre correspondance reflète un caractère dictatorial, d’injonction en violation des principes de base et des valeurs démocratiques qui sont le pilier de bataille de la société civile. Elle est un regroupement des structures, associations coordonnées et organisées à différents niveaux des services pour des intérêts vitaux de la population, elle est, le temple de la démocratie », rappellent elles, avant d’ajouter que;

« L’Assemblée générale fonctionne sur base démocratique, les décisions s’y prennent soit par consensus, soit par vote. Ceci à tous les niveaux d’une manière autonome sauf une communication horizontale caractérise les animateurs et acteurs entre eux. Le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu a ses assemblées générales, les bureaux territoriaux, les noyaux et sous noyaux en ont les leurs. Il n’y a aucune interférence ni dépendance de l’un ou de l’autre. Le bureau de coordination n’a aucun pouvoir d’injonction ou de nommer un animateur dans un noyau territorial ou sous noyau, c’est une entorse administrative et une provocation pire et simple » martèlent, les acteurs de la société civile de Bunyakiri.

Au regard de ce qui précède, ces acteurs préviennent ceux là qui pourraient se prévaloir la qualité de représenter la société civile sur des bases préfabriquées et illégales. Ils disent se réserver le droit de saisir les instances judicaires pour « défaut de qualité ».

Par ailleurs, les forces vives de Bunyakiri demandent aux membres du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, « de prendre des mesures disciplinaires en l’endroit de Marie Migani, présidente intérimaire de la Société civile, conformément aux articles 40 et 41 du règlement d’ordre intérieur de la société civile du Sud-Kivu.

Pascal NGABOYEKA DIGA2

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