Sud-Kivu : Avec 48 personnes tuées, la province est-elle devenue un abattoir humain ; s’interroge SAJECEK Forces Vives

48 personnes tuées, 71 maisons attaquées par des bandits armés, 14 véhicules braqués, 17 cas d’enlèvement et 17 cas de justice populaire, c’est le bilan de la situation sécuritaire de la province du Sud-Kivu pour le seul mois de décembre 2020, dressé par la Synergie des associations des jeunes pour l’éducation civique, électorale et la promotion des droits humains (SAJECEK Forces Vives).

La province du Sud-Kivu est-elle devenue un abattoir humain, s’interroge SAJECEK Forces vives dans son bulletin surprise numéro 84, qui fait savoir que des tueries s’enregistrent au quotidien dans la province sans que cela n’interpelle des autorités provinciales. Pour les tueries, la ville de Bukavu occupe la première place avec 12 personnes tuées, suivi  du territoire de Fizi avec 10 cas, celui de Kabare avec 6 cas, Mwenga et Uvira ont enregistré 5 cas et d’autres territoires en ont enregistré moins de 5.

 

Parlant des cas de justice populaire, le territoire de Kabare occupe la première place avec 5 cas ; Walungu, Mwenga et Uvira en ont enregistré 3 cas chacun et d’autres 1 cas chacun.

Et de poursuivre en disant que : « Il ne se passe plus une seule nuit sans qu’au Sud-Kivu un cas de tuerie ou d’attaque des maisons ne soient enregistrées.

Malgré l’ampleur inquiétante de l’insécurité au Sud-Kivu, l’inaction continue à caractériser les autorités à différents niveaux. Pas de mesures contraignantes, pas de moyens conséquents alloués à la police, pas même un plan de sécurité, bref la population est abandonnée à son triste sort ».

SAJECEK Forces Vives conclut en disant que, contrairement au mois de novembre dernier, le mois de décembre a été  marqué par une insécurité grandissante sans pareille. La ville de Bukavu où siègent toutes les institutions de la province, a été la plus touchée en ce qui concerne les tueries et les maisons attaquées. Cette situation témoigne la défaillance totale des services de sécurité.

 Thierry M. RUKATA

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