Bukavu : Les tracasseries policières à l’égard des femmes exerçant le petit commerce dénoncées

La Nouvelle Dynamique de la société civile noyau communal de Bagira dénonce les tracasseries policières dont sont victimes des femmes exerçant le petit commerce dans la commune de Bagira.

Cette structure citoyenne de défense des droits de l’homme fait savoir que depuis plusieurs mois, des femmes sont entrain d’être brutalisées par certains policiers déployés par la mairie de Bukavu pour rendre la suppression de marchés pirates effective.

“Les policiers de la mairie communément appelés Ebola nous tracassent beaucoup, ils nous ravissent nos marchandises et les emmènent avec eux à un endroit inconnu” déclarent ces femmes.

Si nous mettons nos marchandises sur le long de la route et sur le chemin, c’est parce que nous n’avons pas de places où vendre. La plupart de fois nous nous retrouvons avec une somme de 50. O00fC comme capital et argent que nous avons emprunté dans une “AVEC” ( association villageoise d’épargne et de crédit), mais lorsque ces policiers nous ravissent des marchandises nous nous retrouvons en difficulté et sommes incapables de rembourser le crédit, martèlent-elles.

Par ailleurs, la NDSCI BAGIRA demande au maire de la ville de Bukavu de dire aux policiers affectés aux différents endroits pour cette fin d’adopter un comportement responsable.

Elle plaide également pour la construction d’un marché moderne à kasha dans la commune de Bagira pour lutter contre les marchés pirates et permettre aux femmes de différents quartiers de la commune de Bagira et celles d’autres communes d’avoir elles aussi des places où elles peuvent exercer leurs activités commerciales.

Justine NTAMWENGE

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