Dialogue intercommunautaire : les participants proposent la mise en place d’une structure mixte permanente de résolution des conflits intercommunautaires dans la partie sud du Sud-Kivu

Le dialogue intercommunautaire pour la paix, la sécurité, et le développement dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, Mwenga/Itombwe et Uvira,  ouvert à Kinshasa  depuis le 29 mars dernier s’est clôturé le mercredi 31 mars 2021.

Les participants des communautés de ces différents territoires ont affirmé avoir constaté que malgré les efforts du gouvernement et les partenaires sur terrain, les tensions intercommunautaires continuent, la gouvernance locale est moins performante avec une capacité très faible des réponses aux multiples préoccupations de la population, mais également la prolifération des groupes armés  dans la région qui sont à la base des multiples cas d’insécurité.

Au cours de ces discussions, les participants se sont penchés sur des questions qui opposent les communautés en conflit dans cette partie de la province du Sud-Kivu, afin de régler les différends et conflits entre ces communautés.

À l’issue de cette réunion, Moïse Nyarugabo, député national élu d’Uvira a exhorté les parties prenantes de maintenir ce cadre de dialogue permanent pour le règlement de conflit.

Il estime que toutes les communautés vont se retrouver sans attendre les ONG ou même le gouvernement, à faire le dialogue au niveau interne et en bilatérale. « Toutes les communautés qui ont des divergences, se retrouvent parce que même après les guerres, on finit toujours par revenir à la table de négociation » ; pense Moïse Nyarugabo, qui encourage un dialogue permanent entre les communautés.

L’opportunité de la tenue de ce dialogue a permis aux communautés d’identifier les convergences et divergences entre elles et se sont engagées à œuvrer pour la paix et la sécurité.

Les participants ont, à cette même occasion reformulé plusieurs recommandations pour l’amélioration de la gouvernance locale en exigeant l’organisation des élections locales, le recrutement des administrateurs du territoire dans les normes légales, l’organisation des espaces pour chaque secteur d’activité etc…

Ces participants ont en  plus recommandé toutes les parties prenantes à bannir  toute forme d’incitation à la haine et les invite ainsi au respect mutuel et à la mise en place d’une structure mixte permanente, dans l’objectif de régler des conflits intercommunautaires dans la partie sud du Sud-Kivu.

Thierry M. RUKATA

Abonnez-vous pour ne plus jamais rater nos prochaines publications.

Les commentaires sont fermés.