Bukavu: La CFHEC dément toute violation du code du travail congolais dans l’exécution du PFCGL

La société chinoise de construction China First Highway Engineering Compagny ‘CFHEC’ dément les allégations du non-respect des clauses du contrat de travail entre elle et ses ouvriers dans le cadre du Projet de Facilitation du Commerce dans les Grands-Lacs qui s’exécute à la frontière Ruzizi premier. Cette réaction intervient suite à un mouvement de grève déclenché par certains ouvriers de cette société ce jeudi 23 septembre 2021.

Dans une interview accordée à Radio Star Bukavu ce jeudi 23 septembre 2021, l’un des responsables de cette société estime que la CFHEC paye ses ouvriers selon la loi en vigueur et qu’il n’y aurait aucune violation de la réglementation du travail en RDC. Il précise que le contrat qui le lie avec ces ouvriers avait été certifié par l’office national de l’emploi ONEM.
Cependant, cette société fait savoir que vers le début de cette année, les ouvriers avaient exigé l’augmentation de leur salaire. Une réunion s’en est suivie avec les autorités œuvrant dans ce secteur et le salaire des ouvriers a été majoré, dit-il.
Il ajoute aussi qu’il s’agit d’une petite frange d’ouvriers qui tente d’inciter les autres à la grève.
Les ouvriers de CFHEC qui exécutent des travaux à la frontière Ruzizi premier ont décidé de suspendre leurs activités ce mardi 23 septembre pour exiger d’être remis dans leur droit.

En effet, ces ouvriers dénoncent le non-respect des clauses du contrat de travail signé et du SMIG congolais en vigueur. Ils condamnent leur employeur pour la non-conformité de leur contrat de travail avec la réglementation de l’emploi en République Démocratique du Congo.
Dali RUTAHA Néhémie représentant syndical des ouvriers, indique que, les ouvriers qui travaillent dans ce site, ont perdu leur droit à la liberté d’expression et le droit à la représentativité des travailleurs n’est plus garanti.
Et d’ajouter :

L’article 119 du code du travail en RDC prévoit 8 heures de travail dont 45 heures de travail par semaine mais nous, nous travaillons de 7h30 à 17h00 et l’argent qu’on nous donne n’est pas proportionnel, au travail que nous effectuons. Pour la CFHEC, les heures supplémentaires sont payées aux concernés conformément à la loi en vigueur.
Ces ouvriers qui se sont convenus pour une cessation collective du travail promettent de poursuivre avec leur démarche jusqu’à la prise en compte de leur revendication.

Rodrigue ZAGABE

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