RDC : Arrestation de Jean Marc Kabund, les avis divergent

Les réactions vont dans tous les sens quelques heures seulement après l’arrestation de l’ex 1er vice-président de l’assemblée nationale jean Marc Kabund a Kabund pour outrage au Chef de l’Etat. Réagissant à ce sujet, Elie Mugisho communicateur au sien du parti politique Union pour la Démocratie et le Progrès social UDPS section du Sud-Kivu dit trouver en cette arrestation un Etat de droit.

Pour cet acteur politique, critiquer le régime en place n’est pas une mauvaise chose mais aller jusqu’à manquer du respect au Chef de l’Etat qui est le numéro 1 du pays est une infraction grave.
« Lorsqu’on arrive à diffamer le Chef de l’Etat, lorsqu’on arrive à tenir des propos purement outrageants, on s’expose à la justice encore que c’est un législateur qui est censé connaitre la loi mais qui est tombé plus bas » dit-il.

Plusieurs autres analystes trouvent que cette arrestation n’a pas vraiment raison d’être à ce stade. Pour eux, Kabund n’a fait que critiquer l’actuel régime qui du reste a montré ses limites dans la gestion de la chose publique.
L’ex-chef du parti présidentiel en République démocratique du Congo, récemment passé à l’opposition, a été arrêté mardi à Kinshasa et transféré à la prison dans le cadre des poursuites pour outrage au Chef de l’Etat, a-t-on appris des sources judiciaires.

Député et ancien vice-président de l’Assemblée nationale “Jean-Marc Kabund a été placé sous mandat d’arrêt provisoire” à la prison de Makala, dans la capitale, après un interrogatoire, a déclaré à l’AFP un magistrat du parquet près la Cour de cassation.
Selon le réquisitoire du parquet, consulté par l’AFP, M. Kabund est poursuivi pour “outrage au Chef de l’État, imputations dommageables et diffamation”.

Jean-Marc Kabund, est passé à l’opposition en juillet après avoir été radié du parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), et après avoir démissionné de son poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale congolaise.

Lors de l’annonce de la création de son propre parti politique, “Alliance pour le changement”, M. Kabund avait fustigé “l’absence de vision claire”, “l’incompétence notoire et la mégestion institutionnalisée caractérisée par l’insouciance, l’irresponsabilité, la jouissance et la prédation au sommet de l’État” par le camp du président Félix Tshisekedi.

Rodrigue ZAGABE

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