Prolifération des universités et instituts supérieurs non viables à Bukavu: Le DG de l’ISECOF appelle les parents à faire de bons choix pour leurs enfants.

Dans un entretien avec Radio Star Bukavu le vendredi 23 septembre 2022, le directeur de l’Institut Supérieur d’Etudes Commerciales et Financières ISECOF,Mukeba Mwamba Daniel, appelle les parents à inscrire leurs enfants au sien des universités et instituts supérieurs viables.

Selon lui, il est inadmissible que les étudiants continuent d’étudier dans des institutions qui ne répondent pas aux normes et ne respectent pas les critères pour être appelées Universités.

Tout en précisant que la prolifération des universités et instituts supérieurs non viables peut engendrer plusieurs conséquences à l’avenir, Mukeba Mwamba Daniel pense que le gouvernement devrait renforcer les mesures pour contraindre certaines institutions non seulement de Bukavu et aussi celles du pays en général à s’auto-supprimer elles mêmes.

« Normalement l’université c’est l’enseignement et la qualité des professeurs. L’enseignement de qualité va aussi de pair avec les infrastructures de qualité. On ne peut pas s’appeler université si on fonctionne dans des conditions inappropriées. Je pense que le ministère de l’ESU doit prendre en compte tous ces éléments là-bas. Aujourd’hui beaucoup de gens ouvrent des universités qui sont comme des boutiques, c’est dommage et c’est un danger pour nos enfants »,explique cet interlocuteur.

S’agissant du système LMD, le directeur général indique que tout ça est possible si l’université dispose de tous les moyens en citant par exemple, une bibliothèque, une salle d’informatique moderne, des outils qui permettent l’accès facile à l’internet etc.

De son coté Elvis Mupenda de la ligue des jeunes pour la paix et le développement LIJAPED appelle les étudiants à être clairvoyants car leur avenir en dépend.

« Aujourd’hui dans la ville, il y a des universités considérées comme des morgues scientifiques et vous allez voir que ces universités ne respectent pas les normes estudiantines et c’est un sérieux problème et on ne peut pas sauver notre éducation dans ce contexte – là» a renchéri cet acteur de la société civile sous un ton de révolte

Rodrigue ZAGABE

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