RDC-Journée Internationale de la Paix : des acteurs sociaux appellent à la redistribution équitable des ressources du pays pour mettre fin à l’insécurité

L’humanité commémore le 21 Septembre de chaque année, la journée internationale de la paix, une journée dédiée à la paix et particulièrement à l’absence de guerre. Ladite journée est observée dans de nombreux pays depuis 1981.

Selon une analyse faite par Prince Centwali, l’un des acteurs de la société civile du Sud-Kivu, le peuple congolais vit depuis l’accession de la République Démocratique du Congo à l’indépendance, peu de périodes d’accalmie, auxquelles s’en suivent des élections moins crédibles qui ne rassurent pas les citoyens.
« Peut-on espérer à une paix durable dans un pays où l’intégrité territoriale reste hypothétique ! », s’interroge-t-il.

Il poursuit et renseigne que les acteurs de paix et de la bonne gouvernance ne cessent de chercher les causes profondes d’une cession volontaire d’une partie du territoire national par le gouvernement ! Cette partie cédée reste soit dans la main des groupes armés internes sous motif de mouvements d’auto défense et de protection du territoire et l’autre cédée aux groupes armés étrangers qui réclament la prise en compte de leurs desiderata d’intégrer l’armée régulière au nom de la paix et cela sous la bénédiction de pays limitrophes.

« Ces groupes armés rendent invivable cette partie qu’ils occupent illégalement, ils y instaurent la loi, ils y nomment des gestionnaires administratifs, ils font payer la taxe et décident même de la monnaie à utiliser dans cette partie cédée volontairement.

Les parties occupées par ces hors la loi, sont des parties stratégiques qui renferment une richesse importante du pays et parfois des portes d’entrée au pays en limite avec un voisin assoiffé de richesses naturelles congolaises. D’aucuns se posent la question de savoir à qui profitent les richesses qui surplombent les parties du pays occupées etc », poursuit l’analyse de Prince Centwali.

Cet acteur de la société civile pense en définitive que le seul moyen d’aspirer à une paix durable ne sera possible que lorsqu’il y a partage équitable des ressources du pays.
Il fait référence au train de vie des institutions du pays qui à elles seules consomment plus de la moitié du budget de la République laissant plus de 80% de la population dans la misère la plus extrême.

« Savez-vous, le dicton qui stipule que: La paix sans pain est une épée ! Nous crions à l’unité nationale, chose qui ne peut être possible que si les ressources du pays sont partagées de manière équitable ! Creuser les causes profondes des guerres à répétition en RDC c’est savoir avec quels acteurs il faut bâtir la paix. La paix est possible quand le peuple est conscient de conséquences de la guerre et non pas avec la conception de programmes bidons et tellement budgétivores ! », insiste-t-il.

Prince Centwali pense que la prise de conscience collective permettra au citoyen de vivre une paix durable si et seulement si les ressources du pays sont partagées de manière équitable. L’écart monumental entre le salaire de l’homme politique congolais et de notre fonctionnaire étatique frustre et appelle à la révolte.
« Investissez dans le social et le peuple y trouvera son compte. Les routes, les centres de santé, le logement, les écoles, les marchés, la nourriture sont les priorités de l’homme congolais! Cessez la politique démagogique et le peuple vous donnera son appui », a-t-il renchéri.

Pascal Ngaboyeka

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