Sud-Kivu : plusieurs défis ont concouru à une rentrée scolaire timide dans différents coins des territoires

Alors que l’année scolaire 2022-2023 a officiellement été lancée sur l’ensemble de la République Démocratique du Congo, plusieurs défis ont attaché l’effectivité de cette rentrée dans différentes écoles des territoires pour ce qui est de la province du Sud-Kivu.

Dans la sous-division Uvira 2, certaines écoles ont repris les cours lundi 05 septembre 2022 à Luvungi. Les élèves ont répondu en faible effectif alors que les enseignants ont été tous présents, rapporte Henry Robert, correspondant sur place de Radio Star/Bukavu et qui a fait la ronde de certaines écoles de la cité.

Dans d’autres écoles, le finissage de réhabilitation des bâtiments se poursuit, ceci a fait que les cours ne reprennent pas. Les autorités éducatives dans la zone dont les inspecteurs ont fait le tour des écoles pour observer l’effectivité de cette rentrée scolaire.
De la part des syndicalistes nationaux des écoles protestantes, « il n’y aura pas un mouvement de grève tant que le gouvernement respectera les conventions de Mbwela Lodge », disent-ils.

Dans le territoire de Fizi, la rentrée a été effective mais timide, explique Bonnet Maluck, président de la nouvelle dynamique de la société civile de Fizi. Celui-ci renseigne que cela est dit à la rumeur propagée dans le chef des parents faisant indiquant que la rentrée était prévue le 25 septembre prochain, comme le souhaité une branche des syndicalistes des enseignants à Kinshasa, en plus des fournitures scolaires dont certains parents n’ont pas encore octroyés à leurs enfants.

Pendant ce temps dans la sous-division Kalehe 2, la rentrée scolaire de lundi 05 septembre a été timide à Bunyakiri. Plusieurs élèves n’ont pas rejoint le chemin de l’école, explique à Radio Star, Didier Kitumaini, président de la société civile forces vives de Bunyakiri.

« Plusieurs parents disent qu’ils n’ont pas encore trouvé les objets classiques et uniformes pour leurs enfants suite au coût de vie actuel lié à plusieurs facteurs », confie-t-il.

Parmi ces facteurs, il cite l’état de délabrement très avancé de la route tronçon Miti-Hombo, sur la RN3 qui ne facilite pas que les denrées alimentaires soient facilement évacuées, la pauvreté, une maladie non encore identifiée qui attaque les palmiers à huile.

Didier Kitumaini indique que malgré cette timidité, les enseignants et Chefs d’établissement étaient présents dans plusieurs écoles dans la sous division Kalehe II à Bunyakiri.

Pascal Ngaboyeka

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