Sud-Kivu : la société civile de Bunyakiri exige des enquêtes indépendantes avant le début du processus d’enrôlement des électeurs

Suites aux nombreux mouvements migratoires causés par des cas d’insécurité, le bureau fédéral de la société civile de Bunyakiri en province du Sud Kivu exige des enquêtes indépendantes avant le début du processus d’enrôlement des électeurs de l’année 2023 afin d’éviter l’enrôlement des étrangers.

Dans une correspondance adressée au gouverneur de province du Sud Kivu Théo Ngwabidje Kasi, signé par son président Didier KITUMAINI et dont copie nous est parvenue, cette structure citoyenne insiste sur le fait qu’à partir du mois d’octobre 2018, une première vague de familles étrangères a été observée et répertoriée dans cette partie de la province du Sud Kivu, de mars à janvier 2019. La deuxième vague dite des éléments CNRD et de juin à mars 2021 ce fut la troisième vague et toutes sont installées dans plusieurs villages de hauts et moyens plateaux de Kalehe dans les groupements de MUBUKU ZIRALO et BAGANA.

«  Certains envahisseurs se sont installés dans le parc national de Kahuzi Biega, patrimoine mondial pour l’exploitation de minerais et pillage des ressources naturelles avec des armes à feu ; certains d’entre eux se sont présentés comme pygmées rwandais alors que dans notre pays il n’y a jamais existé des pygmées rwandais. D’autres ont commencé à acheter des terrains de vastes étendues vendus illégalement et irrégulièrement dans les groupements de MUBUKU et ZIRALO pour s’y installer et occuper définitivement cette partie» peut-on lire dans ce communiqué. Et de conclure : 

«  cette situation n’est pas humanitaire mais sécuritaire d’un plan d’occupation de l’est par le Rwanda pays voisin. La présence de toutes ces familles étrangères constitue une véritable menace d’occupation, elle nécessite cependant une attention particulière de toutes les autorités et de tous les congolais pour déjouer ces envahisseurs qui veulent non seulement participer à la gestion politique de notre pays au travers les élections de 2023 au même titre que les congolais mais également l’occupation de nos terres profitant de la naïveté des cadres de base ».

WIVINE NGANGO

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