Guerre dans l’Est : Tshisekedi appelle les jeunes à la vigilance et à se tenir prêts pour le recrutement dans l’armée

Le Président de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi invite le chef d’Etat-Major Général des FARDC à accélérer le processus d’enrôlement des jeunes par la mise en place des centres de recrutement sur l’ensemble du pays.
Cet appel est l’un des points ayant marqué son discours à la Nation congolaise, la soirée de jeudi 03 novembre 2022, sur les antennes de la chaîne nationale la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), dans un contexte de guerre dans l’Est du pays.

Ce recrutement est une manière de répondre favorablement à la demande de la jeunesse congolaise, qui depuis un temps manifeste la volonté de protéger l’intégrité territoriale du pays menacée par certains pays voisins de la RDC, a dit Félix Tshisekedi.

“En réponse à la forte demande de la jeunesse, j’invite celle-ci à s’organiser en groupe de vigilance, en vue d’appuyer, d’accompagner et de soutenir nos forces de défense et de sécurité dans l’accomplissement de leur noble mission. Tout en renouvelant mon appel lancé à nos jeunes qui en ont la vocation de s’enrôler massivement dans nos Forces armées, je réitère l’instruction faite au Chef d’Etat-major Général d’accélérer à cet effet la mise en place des centres de recrutement à travers les vingt-six provinces que compte notre pays”, a-t-il confié.

Plusieurs acteurs sociopolitiques au Sud-Kivu saluent ce discours du chef de l’Etat, appelant à la mobilisation générale du peuple congolais, mais désapprouve la voie diplomatique empruntée par les autorités congolaises car elle a lamentablement échoué.
Amos Bisimwa, acteur social et militant au sein du mouvement citoyen d’observatoires d’actions parlementaires et gouvernementales (OBAPG-RDC), pense que la diplomatie sans la puissance de l’armée est un « non-évènement ».

« Moi je pense que la 1ère chose que le Chef de l’Etat allait faire c’est d’organiser notre armée, l’équiper et la doter des moyens nécessaires pouvant lui permettre de combattre l’ennemi et le mettre en déroute. Continuer de penser à la diplomatie c’est bien mais nous devrions aussi comprendre que les mêmes pays auprès de qui nous allons mener la diplomatie ce sont les mêmes pays, puissances qui seraient derrière le Rwanda et l’Ouganda pour continuer à piller les richesses de notre pays », a-t-il dit.

Notons que depuis la reprise des combats entre le M23 et les FARDC dans le territoire de Rutshuru, plus de 200 000 personnes ont fui leurs domiciles et sont en quête d’assistance dans les zones de déplacement.

Pascal Ngaboyeka

Abonnez-vous pour ne plus jamais rater nos prochaines publications.

Les commentaires sont fermés.