Manifestation au Sud-Kivu: La société civile exige la fermeture de toutes les frontières congolaises avec les pays agresseurs

Ils étaient des milliers de personnes à descendre dans les rues de la ville de Bukavu ce mercredi 2 novembre 2022 pour dénoncer la complicité de la communauté internationale face à l’agression du mouvement du 23 mars sous couvert du Rwanda.

Dans leurs mains une photo du Président Russe, des calicots sur lesquels on pouvait lire  « Nous soutenons nos FARDC ou encore congolais et rwandais sont des frères. L’ennemi des peuples congolais et rwandais c’est Kagame et son gouvernement », voilà la manière stricte utilisée par ces manifestants pour exprimer leur ras le bol.

Toutes les activités ont été paralysées dans l’avant-midi. Les boutiques, magasins n’ont pas ouvert leurs portes. La circulation n’a pas était fluide, comme la société civile l’avait demandé.

Parmi les manifestants, des femmes et des enfants qui ont préféré tout laisser pour exprimer leur désapprobation face à cette agression. C’est le cas de maman Stella Yanda, qui regrette de voir que les femmes sont obligées de quitter leurs villes, villages et leurs champs à la merci de toutes les intempéries.

Interrogé par la rédaction de Radio star Bukavu, d’autres manifestants invitent les jeunes à se faire enrôler dans les forces armées de la RDC pour défendre l’intégrité du territoire national. Ils exigent que le Rwanda soit sanctionné sévèrement que ça soit sur le plan militaire et économique tout en espérant que cette manifestation va faire bouger les lignes.

« Il faut que les congolais prennent une décision qui s’impose pour dire non à cette agression. C’est aussi une opportunité pour demander à tous les membres du Conseil de sécurité des nations unies de sanctionner le Rwanda sur le plan économique et militaire. Pour nous c’est une occasion de demander aux jeunes de se faire enrôler dans l’armée pour faire face à cet ennemi qui nous endeuille matin, midi et soir», s’expriment ces manifestants.

Au gouvernorat de province du Sud-Kivu où la marche a chuté, c’est le vice-gouverneur Marc Malago qui a réceptionné le mémorandum des forces vives. Les acteurs
sociaux ont reformulé plusieurs recommandations, c’est entre autres : la fermeture des frontières congolaises avec les pays agresseurs qui ont prouvé qu’ils sont de mauvaise foi, la réorganisation et l’équipement militaire efficace aux FARDC qui seule est en mesure de combattre les agresseurs.

Dans ce même mémorandum adressé au président de la république et lu par Adrien Zawadi, il lui a été demandé d’organiser un service militaire d’au minimum 30 jours en faveur des jeunes de la République. Une demande qui a été saluée par la majorité de jeunes présents à cette manifestation.

Par ailleurs, le vice-gouverneur a promis de transmettre le dit memo à qui de droit avant de remercier les manifestants qui ont fait preuve d’une bonne discipline.
Signalons que des manifestations ont été organisées presque partout dans le pays pour la même cause ci haut citée.

Rodrigue ZAGABE

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