RDC/insécurité à l’Est : ouverture de la 3ème phase du processus de Nairobi, l’inquiétude de Nicolas Kyalangalilwa

La 3ème phase du processus de Nairobi pour la paix à l’Est de la RDC s’est ouverte, ce lundi 28 novembre 2022 à Nairobi au Kenya.

C’est le Président burundais et Président des États de l’Afrique de l’Est (EAC) Evariste Ndahishimiye qui a ouvert ces assises en présence du Président du Kenya, William Ruto, du facilitateur du processus Uhuru Kenyatta, et de l’envoyé spécial des Nations unies pour la région de grands lacs.

Plusieurs autorités coté congolais prennent part à ces travaux parmi lesquelles Serge Tshibangu, mandataire spécial du Président de la République pour le processus de Nairobi.

Par ailleurs, plusieurs représentants des groupes armés opérant dans l’Est de la RDC continuent à poser leurs valises dans la capitale kenyanne, d’autres y sont déjà.

L’on note également la présence des leaders communautaires et des organisations de la société civile.

Néanmoins, le grand absent à ces assisses est le mouvement du 23 Mars « M23 » qui n’a pas été invité, suite à sa poursuite des hostilités dans les territoires de Rutshuru et Masisi au Nord-Kivu, en dépit de l’appel au cessez-le-feu lancé par les Chefs d’Etat à l’issue du mini-sommet de Luanda, tenu mercredi 23 novembre 2022.

Analysant ces nouveaux pourparlers de Nairobi, Nicolas Kyalangalilwa, président fédéral du parti, Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), pense que ce énième dialogue est inopportun et ses retombées ne résoudront pas la problématique de l’insécurité à l’Est.

Pour lui, le problème de l’insécurité à l’Est de la RDC est beaucoup plus complexe et régional, car impliquant plusieurs pays voisins.

Le vrai dialogue est celui qui mettrait au tour d’une même table ; tous les pays voisins impliqués dans la déstabilisation de l’Est directement ou indirectement, pour qu’ils s’engagent à ne plus soutenir les groupes armés.

Nicolas Kyalangalilwa évoque également la mauvaise gouvernance et l’absence du leadership au sommet du pays, pour doter à la Nation une armée forte et équipée.

Pascal Ngaboyeka

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