Sud-Kivu: Problématique du transport en commun sur l’axe Bagira-place de l’indépendance, la mairie invitée à remettre de l’ordre

La Société Civile noyau communal de Bagira, ville de Bukavu dénonce l’appropriation du tronçon routier place de l’indépendance – Bagira par des chauffeurs de l’Association des Chauffeurs du Congo ACCO. Cette dénonciation est contenue dans un communiqué rendu public depuis le jeudi 10 novembre 2022 et signé par le président communal de cette structure Gentil Kulimushi.

En effet, ces chauffeurs de l’ACCO ont procédé depuis mardi 8 novembre dans la matinée à la barricade dudit tronçon et cela pour exiger l’interdiction du trafic des tricycles communément appelés BAJAJ sur cet axe. Une situation qui est à la base des accrochages inutiles.

Selon la société civile de Bagira, les mêmes chauffeurs de l’ACCO piétinent volontairement l’arrêté du Maire de la ville portant fixation du prix de transport en commun sur toute l’étendue de la ville de Bukavu. Comportement qu’elle qualifie d’incivique.

«Comment comprendre que l’ACCO qui a des chauffeurs qui ont l’accès sur le boulevard Patrice Emery Lumumba peuvent refuser aux tricycles Bajaj de circuler pourtant l’on avait refusé qu’ils ne circulent sur le boulevard. En plus ces derniers ne sont pas visibles sur ce tronçon pendant les heures vespérales », s’interroge la société civile de Bagira

Et d’ajoute: Ces agissements inciviques qui les ont poussés à vandaliser les bajaj d’autrui et à s’en prendre aux chauffeurs ne sont acceptables aux yeux des habitants de Bagira.

Au regard de ce qui précède, la société civile demande au maire de la ville de Bukavu d’user de son pouvoir pour remettre l’ACCO à l’ordre car déclare-t-elle, car, la population de la commune de Bagira est la première victime de cette situation.

Pour Gentil Kuluimushi, il revient à la population de choisir quel moyen de transport emprunté et pas celui imposé par l’ACCO.
Aux Bajajistes et motards, il leur demande de s’unir comme un seul homme pour barrer la route à tous ces semeurs de troubles.

Rodrigue ZAGABE

Abonnez-vous pour ne plus jamais rater nos prochaines publications.

Les commentaires sont fermés.