Vote de la motion de censure par les élus du Sud-Kivu: y’avait –il irrégularité ou pas ? « Voici la réponse du rapporteur de l’Assemblée provinciale sur le déroulement de la plénière »

Le bureau définitif de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu a fait une mise au point le jeudi 24 novembre 2022 sur le déroulement de la plénière consacrée à l’examen et au vote de la motion de censure contre le gouvernement provincial.
Son rapporteur Amani Kamanda Jacques a devant la presse, confirmé que les députés présents à la plénière étaient au nombre de 23 plus 4 membre du bureau, ce qui donne un total de 27 élus provinciaux.

Selon lui, il n’y a rien à craindre puisque tout s’est fait dans les normes, la discipline et le respect du règlement intérieur.
A la question de savoir si cette motion serait-elle alimentaire, le rapporteur de l’Assemblée n’a pas hésité un seul instant à rejeter en bloc ces affirmations avant de rassurer qu’aucun député n’a été corrompu ni instrumentalisé par qui que ce soit.

«Les députés provinciaux sont libres de contrôler qui que ce soit. D’ailleurs, ça nous a étonné parce qu’on a invité le ministre de l’intérieur, il n’y avait aucun problème avec le gouvernement provincial, nous avons invité madame la Ministre de l’éducation là aussi n’y avait aucun problème mais seulement parce qu’il s’agit d’un gouverneur, on nous parle de déstabilisation des institutions. Je saisis donc cette occasion pour vous préciser qu’aucune autorité morale n’a instrumentalisé les députés. Nous sommes tous des responsables et je ne vois pas un honorable se laisser manipuler par une tierce personne » , a dit Amani Kamanda Jacques.

Pour le précité, la province du Sud-Kivu a besoin de souffler un vent nouveau. Cependant, il ajoute en disant que l’Assemblée provinciale a été très tolérante et tendre en l’endroit du gouverneur de province qui a fait preuve d’échec dans la gestion de la chose publique en dépit du temps qui lui a été accordé.

« L’assemblée provinciale a été trop tendre avec l’actuel gouverneur. Il a été élu en 2019 et nous lui avons suffisamment laissé le temps d’être tranquille. Les gens qui sont contre l’Assemblée disent qu’il y a déstabilisation avec des motions inutiles, le gouverneur c’est mon frère et je suis sûr qu’il est conscient qu’il n’a rien fait pour cette province. La stabilité des institutions va de pair avec les actions concrètes. Rien n’est fait dans la province. Par contre ce sont les actions du gouvernement central qui sont vendues comme des actions du gouvernement provincial », indique-t-il.

Visé par une motion de censure, le gouverneur de province du Sud-Kivu Théo Ngwabidje a réagi en qualifiant cette déchéance d’un acte clandestin et rebelle qui n’a aucune signification politique ou juridique. Par ricochet, il a refusé de ne pas disposer sa démission. Dans la foulée, le porte-parole du gouvernement parle d’un non-événement.

Au regard de toutes ces contradictions, tout laisse croire que ce n’est pas encore fini et le bras de fer risque d’être encore très long. Ainsi donc, ça reste un dossier à suivre.

Rodrigue ZAGABE

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