Bukavu : d’importants dégâts humains et matériels après une pluie diluvienne, la société civile tire la sonnette d’alarme

Une forte pluie, la première du genre en ce début de l’année 2023 s’est abattue sur la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, la soirée du mercredi 04 janvier, causant d’importants dégats humains et matériels dans toutes les communes.

Si aucun bilan définitif n’est jusque-là rapporté, les premiers chiffres livrés cet avant-midi faisaient état de 3 personnes mortes et d’autres rescapées au quartier Nyakaliba, dans la commune de Kadutu.

Le chef de cette entité Mr Faustin Buroko note d’énormes inondations dans les maisons, des routes bloquées et quelques véhicules emportés par les eaux.

Il explique que la route nationale numéro 2, au niveau du lycée Wima, est complètement bloquée suite à une motte de terre et immondices à cet endroit.

Dans la commune d’Ibanda, on parle de 3 personnes sauvées de justesse alors qu’elles voulaient traverser la rivière Kahwa vers l’avenue industrielle.

Des toitures des maisons emportées suite au vent violent. Des maisons pharmaceutiques et d’habitation, des alimentations inondées, et plusieurs biens de valeur endommagés dans cette commune.

De graves inondations ont été vécues à l’emblématique Place de l’Indépendance après le débordement des eaux du collecteur Kawa.
Le président de la société civile de Kadutu, Hypocrate Marume ajoute que 9 personnes ont été blessées, et des maisons endommagées à Cimpunda, Nkafu et Kasali.

Cet acteur social interpelle les services de l’urbanisme, habitat et cadastre et les autorités urbaines à mettre fin aux constructions anarchiques et les habitants à s’appliquer dans les travaux communautaires et d’éviter de jeter des déchets dans les caniveaux notamment.

Même catastrophe à la place Mgr Munzihirwa à Nyawera où un lac artificiel s’y est créé coupant la circulation des engins même des personnes sur le grand boulevard Patrice Emery Lumumba.

Des observateurs continuent de fustiger les constructions anarchiques dans la ville et la mauvaise gestion de déchets, ainsi que l’inaction des autorités compétentes à ouvrir de grands caniveaux et d’élargir des collecteurs pour limiter ces genres de catastrophes qui sont régulièrement déplorées lorsque de fortes pluies s’abattent sur la ville.

Pascal Ngaboyeka

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